Quinze applications installées, trois cents collections, et un trafic organique qui plafonne. Sur Shopify, le problème vient rarement du contenu : il se loge dans ce que la plateforme décide à votre place.
Audit SEO gratuit (30 min) →Shopify gère seul une bonne part du SEO technique : le sitemap.xml se génère et se met à jour sans intervention, les balises hreflang sortent automatiquement dès que vous configurez vos marchés, et votre thème pose les canoniques sur chaque fiche produit.
C'est confortable. C'est aussi le problème, parce que tout ce que la plateforme prend en charge à votre place, vous cessez du même coup de le piloter.
Les préfixes d'URL (/products/, /collections/, /pages/, /blogs/) viennent du routage. Le sitemap.xml ? Vous ne l'éditez pas.
Faire du SEO sur Shopify, c'est donc repérer les endroits précis où la plateforme tranche à votre place, puis apprendre à travailler dans les marges qu'elle laisse ouvertes. En voici cinq.
Cinq points vérifiés dans la documentation officielle. Dépliez pour la source.
Une fiche produit, deux URLs. Tout repose alors sur la canonique, et comme il suffit d'un thème bricolé au fil des années ou d'une app qui réécrit le <head> sans le dire pour qu'elle saute, vous vous retrouvez avec deux pages qui se disputent le même produit.
→ Le correctif : vérifier que canonical_url pointe vers l'URL courte, puis arbitrer les liens des pages collection.
Shopify fournit un filtre Liquid dédié, within, dont la documentation donne l'exemple : en entrée /products/draught-of-immortality, en sortie /collections/sale-potions/products/draught-of-immortality. Ce n'est donc pas un défaut de votre thème, c'est une caractéristique de la plateforme. Pour le constater chez vous, ouvrez la Search Console et filtrez sur « Page alternative avec balise canonique correcte ».
Shopify bloque les filtres combinés au crawl. Pas les filtres simples. Sur un catalogue de vingt références personne ne le remarquera jamais, mais dès qu'on passe à quinze facettes et plusieurs centaines de valeurs, la surface crawlable grossit mois après mois sans qu'aucune alerte ne se déclenche.
→ Le correctif : relever le robots.txt réel de la boutique (il est éditable, il a donc pu être modifié), puis le confronter au crawl observé dans les journaux serveur.
Le robots.txt par défaut contient Disallow: */collections/*filter*&*filter*. La règle exige deux occurrences de filter séparées par une esperluette, ce qui laisse parfaitement crawlable une URL à filtre unique du type ?filter.v.option.color=red. À vérifier boutique par boutique : le fichier est éditable, il a donc pu être modifié.
Shopify autorise une application labellisée à faire chuter votre score Lighthouse de dix points… et ce plafond ne vaut que pour les labellisées, les autres n'en ayant aucun. Faites le calcul sur douze apps.
→ Le correctif : un audit application par application, en mesurant l'écart avec et sans, plutôt qu'en chassant un score global.
Le centre d'aide indique que « too many apps loading assets on your storefront can slow performance ». Le référentiel Built for Shopify va plus loin, section 2.2.1 : « Your app must not reduce the storefront Lighthouse performance score by more than ten points. » Cette exigence ne vaut que pour les candidates au label, pas pour l'ensemble du Shopify App Store. Sur une boutique qui cumule douze ou quinze applications, l'arithmétique se passe de commentaire.
Sur Shopify, le balisage hreflang est automatique. Mais uniquement lorsque vous ne possédez qu'un seul store. Lorsque vous en possédez plusieurs avec différentes devises, il vous faudra forcément une app à part. Aussi, il faut bien faire attention à la configuration de vos marchés pour ne pas créer des URLs artificielles.
→ Le correctif : ouvrir le code source d'une fiche produit, compter les hreflang, et ne garder qu'une seule source.
Shopify pose les balises via l'objet content_for_header et les met à jour dès qu'un domaine ou une langue change. La documentation avertit sans détour : « Adding your own tags on top of the automatic ones can produce duplicate or conflicting annotations, which can hurt your store's search ranking. » Les balises automatiques se désactivent depuis Online store puis Preferences, si vous préférez garder celles du thème.
robots.txt s'édite, le sitemap nonUne idée reçue circule encore dans les audits : le robots.txt de Shopify serait verrouillé. C'était vrai jusqu'en 2021 (le template robots.txt.liquid a tout changé), et si un prestataire vous affirme aujourd'hui le contraire, il vous parle d'une plateforme qui n'existe plus. Le sitemap.xml, lui, reste hors de portée.
→ Le correctif : accepter que l'arbitrage se joue sur le robots.txt et les canoniques, pas sur le sitemap.
Le template robots.txt.liquid permet de personnaliser le fichier, et la documentation détaille la marche à suivre. Shopify recommande de conserver ses objets Liquid, dont les règles par défaut sont mises à jour régulièrement. Le sitemap.xml se génère automatiquement, se met à jour à chaque ajout de produit, page, collection, image ou article, et aucune procédure d'édition n'est documentée.
Une agence reste le bon choix si vous devez produire vingt fiches produit par semaine, couvrir six langues en rédaction, ou garantir une continuité de service qu'une personne seule ne peut pas tenir. Sur un diagnostic technique Shopify, la question se pose autrement. Qui ouvre réellement le code source de votre boutique, et avec combien d'années de métier derrière ?
| Critère | Agence | Consultant indépendant |
|---|---|---|
| Interlocuteur | Un chef de projet, qui relaie | La personne qui exécute |
| Qui fait l'audit | Souvent un profil junior, sur un modèle interne | Le senior lui-même |
| Réactivité | Cadencée par les points de suivi | Directe |
| Capacité de production | Élevée, plusieurs rédacteurs mobilisables | Limitée à une personne |
| Continuité si absence | Assurée par l'équipe | Point de fragilité réel |
| Structure de coût | Production, gestion de projet, locaux | Le temps du consultant |
robots.txt, indexation, poids des applications et structure des collections : on part de ce que Googlebot voit réellement, pas de ce que le thème promet.Crawl, canoniques, surface d'indexation, poids des applications et Core Web Vitals, livré avec des priorités plutôt qu'avec une liste de quatre-vingts lignes.
Structure du catalogue, cannibalisation, ciblage sémantique, maillage interne.
Shopify Markets, domaines et sous-dossiers, contrôle des hreflang, indexation par pays.
Campagnes de liens qualifiés, cohérentes avec votre secteur et avec les marchés où vous vendez vraiment (pas seulement ceux que vous affichez).
Décrivez votre boutique. Je vous réponds sous 24h avec un premier diagnostic et les priorités, sans engagement.